Comment prendre plus de plaisir en courant ?



Comment prendre plus de plaisir en courant ?

Il y a des jours en rentrant d'une séance running trail, on se dit c'était le run idéal, parfait. Pas pour les performances, mais pour le plaisir que l'on a eu à courir. Et si on se donnait toutes les chances de retirer un maximum de sensations et de bien-être de nos sorties course à pied ?


Il n'est pas rare d'entendre “Je n'aime pas courir, je déteste ça !” ou encore “J'ai essayé le running c'est pas pour moi”. Difficile à concevoir pour un runner qui sait combien courir procure des bienfaits sur la santé et surtout côté bien-être au quotidien. C'est vrai, il y a de nombreuses raisons pour lesquelles on aime courir. Nous les coureurs, on n'est quand même pas sado-maso (?) !

S'il y a des écoeurés, des découragés de la course à pied, c'est très certainement parce qu'ils s'y sont pris de la mauvaise façon. Quelques conseils pour bien débuter l'endurance ne leur auraient pas fait de mal. On sait tous que le plaisir vient en mangeant courant.

Tout cela pour dire que si l'on sait réunir les conditions idéales, on peut retirer de chaque sortie CAP davantage de bonheur ou d'émotions. Vous allez me demander : “quelles sont ces bonnes dispositions qui permettent de prendre son pied en courant ?”. Don't worry, j'y viens. Mais avant cela, petite précision. Oui, la notion de plaisir et d'euphorie reste propre à chacun. Certains diront que le plaisir naît d'une performance, d'un objectif atteint. D'autres renvoient au second plan les prouesses comme origine du plaisir et mettent plutôt en avant (pas le chien) les sensations qu'ils éprouvent lorsqu'ils enfilent des chaussures de running. C'est aussi mon sentiment.

Prendre plus de plaisir à courir une question d'organisation et de bon sens

“8h du matin, grand ciel bleu d'été, cela fait maintenant 45 minutes que je cours, je n'ai pas vu le temps passer. Les jambes sont là, le souffle au rendez-vous, tout comme la légère brise qui vient atténuer la chaleur qui déjà à cette heure de la journée se montre bien présente. Chaque foulée sur ces chemins et sentiers de campagne que je parcours pour la première fois me procure un bien fou. Moment de grâce, de lasciveté, j'accélère la cadence, rien n'y fait, je suis bien, mieux je ne le supporterai pas.”.

On a tous (enfin j'espère) eu la chance de ressentir cette impression d'aisance et de félicité baskets aux pieds. Cela peut arriver par hasard, cependant j'ai l'intime conviction (pas l'émission qui jadis faisait la une sur Arte) qu'il est tout à fait possible de provoquer et accentuer la perception du plaisir lors de la pratique d'un sport d'endurance. “Il suffit” de se conditionner et de faciliter les choses. Voici quelques petites astuces pour tenter de parvenir au nirvana du running trail.

Créer le manque :
On assimile souvent la course à pied à une drogue. Si vite une sortie terminée que le lendemain on a déjà l'envie, voire le besoin de chausser à nouveau les runnings. L'idée est ici de laisser place à quelques jours de récupération, d'espacer plus que d'habitude le temps entre 2 runs afin de faire monter en soi le désire de courir. Le jour J le plaisir n'en sera que décupler.

Être en bonne condition physique :
Cela parait évident, mais pour apprécier à sa juste valeur une sortie, il faut être à 100%. J'entends par là être en forme, ne pas avoir de douleur.

Des conditions météo optimales :
Un ciel dégagé, une température agréable, juste un peu de vent ni plus, ni moins, voilà un entraînement qui à toutes les chances d'être agréable. Ceci ne veut pas dire pour autant qu'on ne peut pas prendre de plaisir sous la pluie, par temps gris. Perso, mon kif c‘est de courir par température négative en hiver.

Choisir une tenue running adaptée :
Se mettre dans les meilleures disposition c'est également choisir avec soin son équipement. Il doit être adapté à la pratique (trail, running..), ainsi qu'aux conditions climatiques. Le but est de se sentir à l'aise et le plus léger possible. C'est un sentiment de liberté qui doit prévaloir. Oubliez le superflu et emportez l'indispensable.

Une sortie inédite, c'est magique :
On l'aime, on l'adore ! Qui ça ? Eh bien !, Son parcours favori, celui que l'on prend inlassablement chaque jour et qui finit par nous démotiver. En amont d'une sortie CAP, il est bon de prendre le temps de fureter après une trace gps, un itinéraire inédit. Bref fouler des terres vierges. L'objectif trouver un nouveau lieu où courir, un endroit magique qui change de l'ordinaire. Ce que j'aime particulièrement, c'est à chaque printemps lorsque je cours au bois d'Olhain (Pas de Calais), c'est retomber tête à tête avec des animaux sauvages, mention spéciale aux Bambis. Profitez de vacances pour aller découvrir de nouvelles contrées.

Courir au meilleur moment :
Le créneau horaire idéal est différent d'un runner à l'autre. Les uns sont plutôt du matin, c'est ce que l'on appelle dans le jargon course à pied, des mornings runners. Les autres préfèrent courir le soir ou l'après midi. Il est donc conseillé de choisir le moment de la journée où vous vous sentez le mieux. Pas seulement côté forme, mais également dans votre tête. Taf ok, organisation familiale au carré, partir sans soucis derrière soi permet de se focaliser sur sa sortie et rien d'autre. Libre à vous de méditer en courant ou de laisser divaguer votre esprit.

Prendre le temps de trouver son rythme de croisière :
Partir trop vite, créer une dette en oxygène, c'est une des meilleures façons de flinguer une sortie ou tout du moins le début de celle-ci. Commencer par un rythme footing, puis d'endurance fondamentale durant quelques kilomètres le temps de se mettre en jambes, c'est partir sur de bonnes bases. Libre ensuite à nous de varier les allures pour prendre du plaisir, courir à la sensation.

Courir accompagné :
C'est bien connu, le plaisir ça se partage aussi. Alors pourquoi pas courir en duo avec un partenaire de course privilégié comme sa moitié. Pourquoi pas courir en groupe avec une communauté de runners. En général on préfère courir en solo, en témoignent les résultats de ma dernière infographie running. Mais parfois on aime conjuguer la course à pied à plusieurs.

Zik ou pas ? :
C'est le grand débat, courir en musique ! Pour certains avoir le casque vissé sur les oreilles et source de motivation et de plaisir, ils n'envisagent pas de partir pour un run sans leur playlist running favorite. J'aime aussi l'idée de se cultiver en courant. Il suffit de charger un podcast ou encore un livre audio. Pour d'autres ce sont les sons de la nature qui priment ou encore la sécurité. Ça c'est vous qui voyez, en ce qui me concerne tout dépend de mon état d'esprit du jour.

Courir déconnecté :
Moi le premier, je n'envisage pas une sortie sans ma montre cardio gps au poignet. C'est pas ma faute, j'aime connaître mes statistiques de courses et surveiller ces dernières en live. Mais parfois, avoir toujours l'oeil sur le cadran de la Garmin peut gâcher une partie du plaisir. L'idée peut consister à déclencher sa montre en partant et de la caser dans une poche pour tenter de l'oublier et profiter du principal, le plaisir de courir.



 
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