Salut entre runners dire bonjour pendant une sortie running


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Salut entre runners dire bonjour pendant une sortie running

Faut-il saluer les autres coureurs pendant une séance de jogging ? Comment dire bonjour aux runners que l'on croise lors d'une sortie running ? Entre politesse, bonne pratique et tradition, les signes de salut pendant la course à pied, voilà un sujet qui divise et fait sourire.


Dans la vie de tous les jours, il est de coutume de serrer la main, d'embrasser (ça c'était avant), les personnes que l'on rencontre. Un geste respectueux que l'on apprend dès le plus jeune âge. En dehors de son cercle d'amis, de connaissances ou du milieu professionnel, l'initiative de s'honorer mutuellement par un bonjour se fait plus rare. Il est peu fréquent de se faire saluer dans la rue par un inconnu, sauf au village ou dans le voisinage.

Cependant, il y a des situations où les gens qui ne se connaissent pas ou peu s'échangent pourtant un signe de politesse. On connaît tous le bonjour entre motards ! Effectivement, les personnes qui sont liées par une même passion, métier, caste ou sport ont tendance à s'échanger un signe de bonjour distinctif. Les randonneurs, les cyclistes par exemple. C'est également le cas dans le monde de la course à pied. Un signe de la tête, un clin d'oeil, un sourire, le V de la victoire, la main levée ou encore le pouce en l'air, autant de gestes et attitudes qui permettent aux runners et traileurs d'allier salut et fraternité durant leur séance de running. Mais force est de constater que si certains sont très avenants dans le domaine du salut en course à pied, d'autres sont moins enclins à rendre la pareille. Je te propose de faire un tour des différentes attitudes des runners quand vient le moment de se faire un coucou sur les chemins et sentiers qu'ils partagent.

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Bonjour en course à pied, les différentes attitudes des runners !

De plus en plus de monde décide de se mettre à courir, si bien qu'aujourd'hui je croise bien plus de joggeurs qu'il y a quelques années lorsque moi aussi je me suis mis en tête de commencer la course à pied. Depuis ma plus tendre enfance, ma maman m'a inculqué certaines valeurs. Parmi celles-ci, la base : adresser un bonjour aux personnes que je côtoie. C'est ainsi qu'il me paraît tout naturel de saluer les runners que je croise, suis ou dépasse lors de mes activités outdoor. Si par chance, j'ai pour habitude de courir en campagne et dans des villes à taille humaine, on me rend mon bonjour dans la plupart des cas. Mais il m'arrive aussi de ne recevoir en retour qu'un visage fermé ou une absence totale de considération.

Cette constatation se confirme lorsque je discute avec d'autres adeptes de la CAP. En témoignent les nombreux posts sur les réseaux sociaux ou des coureurs s'offusquent des attitudes et comportements de leurs congénères.

À titre personnel, je continue de saluer mes semblables. Ceux que je reconnais et que j'ai l'habitude de croiser sur mes itinéraires running trail, mais aussi celles et ceux que je ne connais ni d'ève ni d'adam. À chacun sa conscience, ses valeurs et son humeur du jour. Parce que l'humour en course à pied ça ne fait de mal à personne, je me suis amusé à dresser un classement course à pied des bonjours baskets aux pieds que vous pouvez retrouver sous forme d'infographie et en détail dans cet article sous l'image.

Infographie sur les salutation bonjour entre runner avec humour

1- Le classique.

Le sportif qui répond poliment ou qui prend l'initiative de nous prêter attention. Celui qui par mimétisme nous adresse un signe de la main, un hochement de tête accompagné d'un petit sourire bienveillant. Il représente la majorité des cas rencontrés.

2- L'obligé.

Il s'agit de celui qui, si tu ne dis pas Hello en premier, ne fera pas l'effort de le faire. Celle ou celui qui d'un très léger mouvement de tête, un bonjour tout juste audible et sans aucune émotion se fait violence pour rendre la politesse.

3- L'enthousiaste.

J'aurais pu dire “le joyeux” ! Le coureur qui déborde de positive attitude ou d'énergie. Il se caractérise par des gestes exagérés, les 2 mains levées avec les V de la victoire et un grand “salut” ou “bonjour” qui réveillerait le quartier ou la faune environnante. Si l'on a l'impression que ce joggeur en fait des tonnes, on le préfère à 200% que “L'obligé” vu en point 2.

4- Le crâneur.

Voilà une catégorie de runner qui mérite que l'on s'y attarde un peu. En effet, il y a plusieurs genres de crâneurs en course à pied et que l'on reconnaît immédiatement quand l'instant de se saluer arrive. Celui qui vient de s'acheter une toute nouvelle tenue de course à pied ou la dernière chaussure de trail sur i-Run et qui en est fier. Celui qui déroule à une moyenne de 16km/h alors que toi tu pennes à 11. Celui ou celle qui se trouve beau comme un dieu Grecque ou belle comme une sirène (pas pratique pour courir).
On les distingue des autres par leur attitude si particulière. Dès qu'un autre coureur entre dans leur champ de vision, leur visage s'illumine, leurs yeux se plissent légèrement, un grand rictus unilatéral survient et de leur bouche sort un franc et fier “Salut !”. Parole et faciès caractéristique accompagné d'un “double pointage des index en notre direction”. Signification et décodage de cette attitude qui se résume en quelques mots : “t'as vu comment je cours vite !”, “t'as vu comment je suis affûté !”, “t'as vu comment je suis équipé !”.

5- Le crevard.

Mais si tu le connais ! Surtout si tu fais partie de la gent féminine et que tu cours en short. On aurait pu l'appeler le dragueur, le relou. Il s'agit de celui qui lorsqu'il aperçoit un runner ou une runneuse qui lui plait d'un point de vue anatomique, ne peut s'empêcher de tenter sa chance. Il adresse un bonjour suave, doublé d'un sourire complice ou encore d'un clin d'oeil évocateur d'une possible accointance physique. Les plus crevards, sont ceux qui un jour pourraient très bien se retrouver aux urgences suite à la rencontre fortuite de leur tête avec un poteau. Oui, ceux qui lorsqu'ils ont croisé le runner ou la runneuse qui a attiré leur attention ne peuvent s'empêcher de suivre du regard le fessier ou les atouts physiques de celui ou celle-ci. Boum !!!

6- Le “je t'ai vu, mais je t'ai pas vu” : le snobeur.

C'est le coureur qui alimente le sujet de la discorde sur les réseaux sociaux. Le type de sportif qui te fait regretter d'avoir dit bonjour poliment et qui te frustre. Il s'en fout royal de toi ! Tu pourrais très bien le frôler, sauter avec les bras et les jambes écartées devant lui, il ne te prêterait aucune attention. Son truc c'est courir, courir et courir. Dans la vie on ne sait pas comment il est, mais on en a une idée. Il sait que tu vas le croiser, mais à aucun moment il te considère. Il t'ignore et ne prendra à aucun moment la peine de s'acquitter de ton salut.

7- Le “je t'ai vu, mais j'en peux plus”.

Rien à voir avec le précédent. Oui, il a entendu qu'on lui avait dit bonjour, qu'on lui a fait un signe de runner. Il voudrait bien saluer à son tour ou prononcer un “Salut !”. Le souci, c'est qu'il est totalement cramé, à bout de souffle, exténué. Il arrive tout juste à bouger les lèvres.
Aucun remord à avoir envers lui, limite on compatit à sa souffrance ou on l'encourage à persévérer. Pour l'identifier, c'est très simple. La mine déconfite, les paupières lourdes, ses yeux à moitié fermé tournés vers toi, on voit bien qu'il veut faire preuve de courtoisie entre runners. Espérons le croiser lorsqu'il aura retrouvé la forme ou quand sa détermination lui aura permis de progresser en course à pied.

8- L'agressif.

Heureusement ce spécimen est plutôt rare. C'est le genre de joggeur qui se sent persécuté dès qu'on lui adresse un bonjour ou qu'on lui fait un signe. Il te fait les gros yeux ou hoche la tête vers le haut signifiant clairement “qu'est-ce que tu veux” ou “tu veux ma photo”. Bref le gars ou la nana à problème à qui il ne vaut mieux pas répondre et passer son chemin.

9- Le jaloux.

Je te fais un pitch. Il fait grand bleu, tu cours tranquillement, unettes de soleil de running, décontracté, ta playlist pour courir dans les oreilles et tu aperçois un couple de coureurs. Bref, monsieur et madame qui font leur sortie dominicale. Une dizaine de mètres te sépare de ce charmant duo et comme à ton habitude tu dis bonjour comme il se doit.
L'un te répond poliment, voire chaleureusement. L'autre, le ou la jalouse intervient alors pour agir comme l'agressif vue en numéro 8 en s'adressant directement à toi ou à sa / son partenaire de course à pied. La solution est simple dans ce cas, continuer sa sortie comme si de rien n'était. Faudrait pas envenimer la situation lol.

10- La sangsue

Imagine, tu croises ou tu dépasses un joggeur et tu signales ta présence par une salutation de circonstance. Ce dernier, sans doute n'ayant aucun ami, s'engage dans ta foulée ou fait demi tour pour courir à tes côtés et demander : “Salut ! Je peux courir avec toi”.

ÇA N'EXISTE PAS ! Eh bien si ! C'est extrêmement rare, mais cela m'est arrivé une fois. Un gars que j'avais croisé quelques fois qui sans doute pensait que nous étions devenu suffisamment proche s'est invité dans mon run. N'ayant eu clairement le culot de lui refuser sa demande, il s'est alors joint à ma séance d'entraînement du jour. Pour m'en débarrasser, j'ai tenté de courir plus vite, mais le bougre était d'un bon niveau. Le pire, c'est que ce dernier a également eu la bonne idée d'entamer une discussion. Mes réponses évasives, brèves et mon manque de répartie n'ayant pas donné de résultats, ce jour-là, j'ai volontairement écourté mon running. Heureusement, il ne s'est pas invité chez moi et a continué de son côté.

Et toi, tu te reconnais dans l'un de ces portraits ? Lequel es-tu ?

 
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