Compte rendu Trail des Mimiles 2018 course nature à Houdain



Compte rendu Trail des Mimiles 2018 course nature à Houdain

16 septembre 2018, parc de la Tourbière à Houdain, plus de 300 traileurs étaient au rendez-vous de la 5ème édition du Trail des Mimiles. J'y étais et résultat, j'y ai pris beaucoup de plaisir. Aujourd'hui, je vous propose de revivre cette course nature au travers de mon récit de course.


Organisé par le club Artois Athlétisme de Bruay-la-Buissière, le Trail Houdinois, plus communément appelé Trail des Mimiles souffle sa 5ème bougie. Une course nature qui au fil des éditions est devenue une étape incontournable pour les traileurs du secteur. Alors qu'en 2014 ils étaient une petite centaine à porter le dossard, cette fois-ci plus de 300 coureurs sont venus en “découdre” dans une ambiance festive et familiale. Au programme plusieurs épreuves et parcours. Pour les plus jeunes, le 1km enfants-parents, puis le 3km ouvert aux benjamins et minimes. Ensuite, les 3 épreuves phares avec les 7, 15 et 25km pour un départ commun.

Pour cette première sur le Trail des Mimiles, j'ai choisi de m'aligner sur le 15 kilomètres. Sans préparation, ni ambition particulière, c'est juste pour le plaisir de courir que j'ai décidé de venir découvrir cette course nature à taille humaine.

Récit de course Trail de Mimiles 2018 version 15km

9h30, je décolle vers Houdain, direction le Parc de la Tourbière, lieu de rassemblement du Trail des Mimiles. A une heure du top départ de la course, il y a déjà pas mal de monde. Les organisateurs règlent les détails de dernière minute, une petite queue s'est formée au stand de retrait des dossards, je m'y rends pour récupérer le mien n°1597, je reçois en cadeau une eco-cup estampillée Ville d'Houdain et un joli tee-shirt qui va rejoindre ma collection.

Sur ce petit village du traileur Houdinois, plusieurs partenaires ont dressé leurs barnums. Je croise des connaissances, je discute avec des amis qui n'auraient pour rien au monde manqué ce rendez-vous. Le soleil est bien là, ce qui me fait penser que j'ai oublié mes lunettes de soleil pour la course à pied. 10h, le 1 kilomètre enfant est lancé, suivi à 10h15 du 3 kilomètres réservé aux plus de 11 ans. J'en profite pour aller m'échauffer. Quelques tours de parc plus tard, je rejoins mes compagnons de course sur la ligne de départ.

Départ trail des Mimiles


10h45, PAN, 300 paires de jambes s'élancent d'un élan commun. Les “BIPS” des Garmin et autres montres gps se font entendre. Comme je le pressentais, c'est parti très vite et pour cause ici c'est un départ commun pour les 3 distances qui a été donné. En effet, ce sont les 7kms qui sont partis tambours battants, pas question de les suivre.

Je ne connais pas le parcours, je prends la décision de la jouer prudent. Je m'aligne sur la foulée des 15 et 25km. Le départ de la course a lieu dans le parc, après 100m dans l'herbe humide, nous rejoignons un petit chemin étroits, un cordon de coureur se forme. Bonne nouvelle, ça ne joue pas trop des coudes. 2 hectomètres plus loin, virages à 90° sur la droite, les hostilités commencent, une belle bosse se profile à l'horizon. J'entame une petite discussion avec un autre coureur : “ben ça commence bien dis-donc”. Il me répond : “je confirme, ça c'est la première montée, t'as pas encore vu la deuxième”.

Première côte trail des mimiles

Pas question de me cramer, je ne connais pas la suite du programme, je décide d'y aller mollo, pourtant dans cette côte bitumée, je dépasse de nombreux traileurs. Avec 43 mètres de dénivelé positifs, je termine ce premier kilomètre en 5 minutes 11 secondes, ce qui m'amène sur les sentiers en plein champs. La vue y est agréable, les paysages y sont pour beaucoup. Le calme est de rigueur dans le peloton et pour cause, le parcours continue en faux plat avec un léger vent de face. Je commence à prendre mon rythme, j'en profite pour dépasser des amis qui eux ont eu le courage de s'aligner sur le 25km.

Ma stratégie de course se dessine, je maintiens un rythme régulier sur plat et faux-plat, j'aviserai lors des montées. 1000m de sentier et 16m de D+ plus loin, tout se passe plutôt bien. Un “concurrent” se met à ma hauteur en m'annonce : “maintenant tu as 2 km tranquille profites-en pour récupérer”. Je lui réponds : “pourquoi il y a une surprise après ?”. Il me rétorque : “tu connais le Bois Mont ?”. Ok, oui je connais, j'y ai fait quelques sorties de groupe et je comprends mieux son conseil. Durant les 2 kilomètres qui suivent, au contraire, je préfère profiter du répit qui m'est donné pour garder une bonne cadence. C'est ainsi que les 2 km suivants sont avalés en 4min30 de moyenne.

Bon rythme traild es mimiles

Voilà, la base d'aéromodélisme de Beugin et son superbe panorama sur la campagne environnante derrière mois, j'y suis. Au sol, les signaleurs ont pris un malin plaisir à nous faire un clin d'oeil plutôt sympa. En effet, le message “BON COURAGE !” est tagué en orange fluo. Le fameux Bois Mont, la difficulté de l'épreuve ! Je vois cette belle montée se profiler devant moi. Pas question de la monter à la Kilian JORNET, je sais ne pouvoir parvenir au sommet sans y laisser mes poumons. Pas la peine non plus de calculer le pourcentage de la pente, ça se voit elle dépasse les 7% et elle est longue. Je décide alors d'appliquer une bonne technique pour mieux gérer la côte comme tous les autres traileurs devant moi d'ailleurs. C'est à dire en mode marche “rapide”. Au milieu de la pente, autre message plutôt ironique au sol “et c'est pas fini !”. 53m de dénivelé positif en à peine 600 mètres, ça y est j'en vois le bout, la lumière, il faut se remettre au trot pour ne pas perdre trop de temps. C'est ce que je fais, imité par mes acolytes. Oui, maintenant, je suis en compagnie de traileurs de mon niveau, le peloton s'est étiré on compte sur les doigts d'une main les autres participants à l'horizon. Depuis le début de la course, je joue au chat et à la souris avec un traileur barbu. Oui, je sais des traileurs barbus, y en a pas mal. Mais celui-là, il est tenace et d'un calme olympien.

De chemins en traversés de villages, je maintiens le rythme sans trop forcer. Mon principal objectif, m'économiser pour accélérer si possible en fin de course. Negative split quand tu nous tiens !
Mon objectif secondaire, garder en ligne de mire, mon barbu. Durant les 3-4km suivants, il parvient à me prendre 100m, ça va être compliqué de revenir sur lui. Surtout qu'entre le 9ème et 11ème kilomètres quelques petites bosses viennent agrémenter le programme des réjouissances. A part 2 ou 3 autres coureurs, c'est toujours un hectomètre derrière mon objectif secondaire que je continue ma course.

Bonne nouvelle, le souffle est là, les jambes aussi, je me sens plutôt bien. Pas question pour autant d'accélérer la cadence, je maintiens mon écart avec THE BARBU, je déroule ma foulée naturellement, pas de D+ en perspective. Je reconnais le secteur, si mes souvenirs sont bons, c'est un long sentier plat, voire descendant qui m'attend jusqu'à la ligne d'arrivée. Je suis bien, 4min35 de moyenne. J'aime beaucoup ces petits chemins ombragés, j'y prends d'ailleurs beaucoup de plaisir, à ce moment là une réplique culte me vient à l'esprit “J'adore quand un plan se déroule sans accroc” (les Masters 1 comprendront).

Sur ce long chemin droit, à l'approche de chaque croisement de route, il faut sauter au dessus de petites barrières en bois, ce qui ajoute un peu plus de fun à cette fin de course. A moins d'un km de l'arrivée, de plus en plus de monde est présent sur le bord des chemins et les encouragements font plaisir. Des photographes immortalisent notre passage, comme tout au long du parcours d'ailleurs. Toujours à 100m devant, mon traileur barbu se retourne pour la première fois. Je garde la même allure et je m'aperçois que la distance qui nous sépare se réduit.
Coup de bluff ou est-ce qu'il est en train de flancher si près du but ? Alors que je ne pensais jamais le rattrapper, je me dis, go go go, j'accélère, ça passe ou ça casse ! Je parviens facilement et étrangement à sa hauteur, un photographe immortalise l'instant.

Trail des mimiles arrivée

J'hésite à le dépasser, il a fait pas mal du chemin devant. Je ralentis un peu, il ne parvient pas à accélérer, tampis, virage à gauche, j'accélère, me voilà dans le parc à 100m de la finish line. Je ne regarde pas en arrière, je sais qu'il ne saura pas me rejoindre. On annonce mon dossard, ça y est j'ai terminé le Trail des Mimiles, le sourire aux lèvres : Run for fun !

Si côté plaisir le Trail Houdinois des Mimiles 2018 a été pour moi une grande réussite, ça l'a été aussi côté des résultats. Je termine la course de 15km (14,68km plus précisément) en 1h09mn30s avec une 32ème place sur 155, 11ème dans la catégorie V1 hommes.

Vient maintenant le moment de parler de l'organisation. Eh bien ! , Bravo à David DERISBOURG et son équipe d'Artois Athlétisme pour celle-ci. Des signaleurs souriants et efficaces, un balisage de qualité et un ravito bien fourni, je dis bravo. Merci aussi aux nombreux photographes pour les souvenirs de course qu'ils nous ont offerts.
Bref une course nature à faire et à refaire.



 
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