Les différences entre trail et course sur route, running



Les différences entre trail et course sur route, running

En course à pied, deux univers “s'opposent” ! Ceux qui ne jurent que par la piste ou la route : les runners. Puis ceux qui vénèrent le dénivelé, la boue, la nature, bref les traileurs. Running vs Trail, voyons quelles sont les grandes différences entre ces 2 pratiques.


Autant le dire tout de suite, pas question de faire le procès entre runners et trailers, ni d'animer un débat ou encore moins d'alimenter les préjugés (si si !, il y en a). Chaque discipline possède ses avantages et ses inconvénients, chaque coureur trouvera midi à sa porte Garmin, le principal étant de s'orienter vers la pratique qui nous procure le plus de plaisir et de bénéfices personnels. Perso, j'oscille entre les deux en fonction de mon humeur CAP du jour.

Mais, force est de constater qu'on enfile pas ses chaussures de running pour aller arpenter les sentiers rocailleux de Savoie, ni que l'on passe les Salomon Speedcross pour dévorer du bitume. Si cette flagrante différence met le doigt l'orteil sur l'une des spécificités entre trail et course sur route, bien d'autres exemples prouvent que l'on ne doit pas appréhender les sorties nature et trail de la même manière qui si l'on décide d'aller jogger en bord de Seine ou faire sa sortie dominicale au Parc de la Tête d'Or. En ce sens, ce que je vous propose aujourd'hui, c'est de mettre en évidence les principaux points qui permettent de différencier le running dit traditionnel et la course nature option trail.

Trail vs course sur route les grandes différences

Votre expérience en CAP se résume à la pratique sur route ou sur sentier balisés ? Normal, c'est souvent comme cela que l'on s'y met.Puis, vous avez entendu parler du trail et nombre de vos amis s'y sont mis. Oui, depuis quelques années le nombre de pratiquants explose et la discipline connaît un grand succès. Bref, vous aussi envisagez de chausser les bonnes chaussures pour aller bouffer du dénivelé à la Kilian Jornet et par la même occasion découvrir ce qui se cache derrière le fameux “esprit trail”.

Petit conseil, avant de se mettre au trail, de commencer à sillonner montagnes et forêts, jetez un coup d'oeil aux différences fondamentales qui font la particularité du trail par rapport au running.

Découvrez en détail et en infographie les principales différences ci-dessous.

infographie différences running et trail

1- Trail versus running différence de milieu :

Par définition, la course sur route se pratique sur bitume, chemins balisés et tracés, mais aussi sur terrains stabilisés. Donc en ville, mais aussi sur de belles routes de campagne.

Le traileur, lui son terrain de jeu, c'est le milieu naturel : forêt, montagne, plaine... Le terrain de jeu préféré des traileurs les chemins de terre, rocailleux, l'herbe, la boue. Des obstacles naturels parsèment les parcours : troncs d'arbre, racines, ruisseaux, roches..

2- Profil de la course principale différence entre trail et route

Sur route, que l'on soit sur une épreuve type 10km, un semi ou un marathon, le profil de la course sera le plus souvent plat avec un dénivelé proche de 0. Le plus souvent les organisateurs de courses proposent des parcours dits roulants, propices à la performance.

Ce qui caractérise la course nature et le trail c'est le dénivelé, notamment le D+ (dénivelé positif. Un parcours trail c'est une alternance de montées et de descentes, d'ailleurs lorsque les organisateurs communiquent sur une épreuve on retrouve évidemment la distances, mais aussi et surtout le dénivelé. Cette donnée est loin d'être anodine, croyez-moi.

3- Trail versus route, l'effort et gestion de la course

Lors d'un 10K ou d'un marathon, le coureur va imprimer un rythme travaillé à l'entraînement ou lors de la préparation. Son objectif sera de maintenir cette allure de course pour atteindre son objectif chronométrique.

Sur un trail, la gestion de l'effort, c'est plus délicat. La nature du sol, le profil du parcours amène le trailer à devoir s'adapter, gérer la course avec subtilité. Concrètement, il faut savoir moduler sa vitesse et les efforts fournis tout au long de la sortie ou de l'épreuve pour optimiser ses chances de terminer le trail. On dit que 100m de dénivelé positif correspond à 1km d'effort supplémentaire. Bien entendu ce n'est pas une science exacte, mais une approximation. Tout dépend de l'état du sol, le nombre de franchissements.
Si en course sur route, marcher est considéré comme un échec personnel, en trail, alterner course et marche et souvent la clé de la réussite.

4- L'équipement différence entre route et trail

Disons-le de suite, le runner se la joue plus léger. Tee-shirt, short, chaussettes et paire de running et c'est parti.

C'est tout autre chose pour le trailer. Ce dernier doit souvent s'assurer une autonomie de plusieurs heures. Cela se traduit parfois par plusieurs kilos sur le dos. Sac d'hydratation type Camelbak, veste pour s'adapter à la météo, buff multifonctions, ravito…, voici quelques exemples d'accessoires trinqueballés par le coureur des forêts et montagnes. Lorsque la course présente des côtes importantes, les bâtons deviennent indispensables. Bien entendu, pas question de courir en slick, des chaussures adaptées aux terrains gras ou accidentés sont nécessaires.

5- Les distances en course sur route et en trail

En course sur route le plus souvent on parle de 5k, 10k, semi marathon et de marathon. Des distances bien précises et normées.

En trail on parle plutôt de course nature jusqu'à 21km, de trail court jusqu'à 30km, de trail moyenne distance jusqu'à 80km et d'ultra trail lorsque la finish line se trouve à 80km et plus.
Autre différence qui a son importance ! Lors du franchissement de la ligne d'arrivée sur trail, on peut avoir une différence de plusieurs centaines de mètres ou de km sur sa montre. Sur un 10k route, la montre GPS affichera 10k à quelques mètres près.

6- L'esprit en course sur route vs trail

Sans faire de généralité, en course sur route on va davantage chercher à faire un chrono, se classer. La principale peur du runner sera de se faire doubler en fin de course ou de craquer à cause d'un départ trop rapide.

En trail le temps, la vitesse ou le classement ne sont pas une priorité. Le trailer a pour objectif de terminer la course avec la satisfaction d'avoir donné le maximum de lui-même. Oui, être finisher pour un traileur est déjà une grande victoire, surtout sur une longue distance (c'est aussi vrai pour un coureur lors d'un marathon). L'une des craintes du trailer est de se perdre, une vigilance de tous les instants et nécessaire, ne surtout pas sortir du balisage du parcours.

Course sur route et trail : des points communs également

Si de nombreux débats opposent runners et trailers, certains points communs tendent à réconcilier les premiers avec les seconds.
Ainsi le runner des villes aime se perdre de temps en temps en nature pour varier ses parcours et changer de l'ordinaire. Le trailer doit régulièrement fouler l'asphalte ou le tartan pour faire du fractionné ou entamer une préparation physique spécifique.
Enfin sachez que le trail en ville se développe. On parle de trail urbain, des parcours sinueux en centre-ville, la recherche de dénivelé avec le franchissement d'escaliers ou de mobilier urbain. Bref, une approche ludique de l'univers du trail.

Comme je le dis souvent, l'important est de courir pour le plaisir, Run For Fun, quel que soit la discipline.



 
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